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Perspectives CAM 2T 2012

25/09/2012

Kantar Worldpanel dresse un bilan de la consommation alimentaire des 12 derniers mois.

Le contexte économique et social reste difficile,  mais la crise n’est pas aussi intense qu’en 2008.

Le Moral d’Achat n’est pas bon, mais il s’est amélioré de façon régulière entre novembre 2011 et juin 2012, et cela se vérifie dans leur perception de leur POUVOIR d’ACHAT: les ménages sont moins négatifs quant à leur perception des prix et de l’avenir de leur foyer, et le pouvoir d’achat est relégué en 3ie position derrière la SANTE, qui devient le 2ie sujet de préoccupation des français

Il est vrai que l’inflation sur les produits de grande consommation  s’est est restée en-dessous des 3%, or c’est le facteur le plus discriminant dans l’évolution de la consommation alimentaire. Ce qui explique sans doute que la part de l’alimentaire a bien résisté dans le budget des ménages avec un poids stable de 16.7%, alors qu’ils se sont imposé un vrai plan de rigueur sur les postes de dépenses des Secteurs du non alimentaire.

Un consommateur raisonnable, qui contrôle ses dépenses, et tend vers une consommation plus responsable.

Pour leurs achats de produits alimentaires, les shoppers ont recours à une liste de courses et se fixent un budget strict, mais ils ne baissent pas encore de façon drastique leur consommation en volume. Le marché PGC est presque stable à +0,5% en volume, sauf pour les jeunes, les quinquagénaires et surtout les parents d’ados qui réduisent le nb d’articles achetés.  En revanche les foyers modestes ont renoué avec une hausse de leurs achats, peut-être trop frustrés par une année 2011 passée à se serrer la ceinture? On note même un regain de consommation sur le premier semestre pour les produits frais traditionnels, dans un contexte de prix à la baisse.

Cependant la crise de 2008 a déclenché une prise de conscience et pousse les ménages à consommer différemment, pour soi et pour la planète.

Le problème de l’obésité perdure : en effet, un quart des ménages français comportent au moins un adulte obèse.

Les crises sanitaires que nous avons vécues depuis 96 ont joué aussi un rôle important, puisque 71,3% des consommateurs se déclarent « inquiets de la sécurité alimentaire », un phénomène en hausse de +5,4pts.

Sans compter les maladies modernes qui touchent de plus en plus de foyers, le taux d’allergiques, de diabétiques, de maladies cardio-vasculaires qui augmentent et poussent les français à se tourner vers les marchés de la Nutrition/Santé.

Le gaspillage est montré du doigt et on assiste à une hausse de l’offre et des achats en VRAC chez Biocoop et  Auchan.

 

Un consommateur raisonnable, qui plébiscite les valeurs de Proximité sous toutes ses formes :

Les réseaux de proximité continuent à recruter de nouveaux adeptes, ce sont ainsi 60% de clients qui veulent gagner du temps et limiter les km en voiture, mais souhaitent aussi mieux s’intégrer dans leur environnement proche.

Le drive s’inscrit d’ailleurs aussi dans cette recherche d’une autre forme de proximité, et séduit maintenant près de 10% des ménages. A lui seul ce nouveau circuit explique un quart de la croissance valeur du marché des PGC-FLS sur le cumul annuel arrêté à mi-juin 2012.

Les consommateurs rationalisent leurs achats alimentaires, mais ont encore envie de se faire plaisir !

Il n’y a en effet pas de report cette année sur l’achat économique, les MDD ne progressent que légèrement, en partie via l’inflation, et surtout mécaniquement grâce au Drive où elles sont sur-représentées.

Les consommateurs semblent aussi renouer avec les marques nationales et se montrent moins méfiants qu’en 2008 à leur égard. Leur niveau d’implication vis-à-vis d’elles est stable et 65% des français s’estiment de + en + capables de décrypter ce que disent les marques.

Pas de report non plus sur le Hard Discount qui perd encore 0,1 pt de pdm.

Autre constat intéressant, si le prix reste le premier facteur de choix d’un produit alimentaire, la qualité gustative des produits est un facteur en hausse dans leur choix, et de nombreux produits plaisir progressent (retour vers des produits de compensation qui sont un refuge en période de crise ?), de même que les produits snacking qui ont toujours la cote!

Dernier point, L’INNOVATION suscite un intérêt croissant des consommateurs et reste aussi un moyen pour eux de se faire plaisir, mais pas à n’importe quel prix.

Pour toute citation de données source : Kantar Worldpanel Perspectives CAM 2T2012

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Gaëlle Le Floch
Strategic Insight Director

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